Après un décès, la famille découvre souvent une vie numérique qu'elle ne soupçonnait pas : des comptes qui continuent d'envoyer des notifications, des abonnements prélevés, des photos inaccessibles. Voici ce qui se passe, service par service, et ce que les proches peuvent faire.

La règle générale en France

Les comptes ne sont pas transmis aux héritiers comme un meuble ou un compte bancaire. Les contrats avec les plateformes sont personnels et prennent fin au décès. Les proches peuvent en revanche demander la clôture du compte, et parfois l'accès à certaines données, en fournissant un acte de décès. La loi de 2016 permet aussi à chacun, de son vivant, de laisser des directives sur ses données. Sans directives, les proches font ce qu'ils peuvent, service par service.

Facebook et Instagram

Un compte peut être transformé en compte de commémoration (« En souvenir de »), sur demande d'un proche avec un justificatif, ou supprimé définitivement. De son vivant, on peut désigner un contact légataire qui gérera la page commémorative. Sans contact légataire, personne ne pourra plus rien modifier.

Google (Gmail, Photos, Drive, YouTube)

Google propose le gestionnaire de compte inactif : vous choisissez une durée d'inactivité (trois mois, par exemple) au-delà de laquelle des personnes désignées reçoivent tout ou partie de vos données, puis le compte est supprimé. C'est le dispositif le plus complet du marché, et il se règle en dix minutes. Sans ce réglage, la famille doit faire une demande formelle, longue et rarement satisfaite pour les emails.

Apple (iCloud, photos, notes)

Depuis iOS 15, chacun peut désigner un contact légataire. Il recevra une clé d'accès et pourra, avec l'acte de décès, récupérer photos, notes et documents pendant trois ans. Sans contact légataire, Apple ne transmet rien : les données sont supprimées à la clôture.

Banques en ligne, néobanques, cagnottes

Les comptes bancaires suivent le droit des successions : ils sont bloqués au décès et réglés par le notaire ou directement par la banque pour les petites successions. Pensez aux cagnottes, comptes de paiement et cryptomonnaies, souvent oubliés parce qu'invisibles sur les relevés.

Abonnements et prélèvements

Les prélèvements continuent tant que personne ne résilie. Le plus utile que l'on puisse laisser à ses proches est une liste : streaming, presse, logiciels, stockage, salles de sport, assurances. Sans elle, la famille découvre chaque abonnement au fil des relevés, pendant des mois.

Et les messages que l'on voulait laisser ?

Aucune de ces plateformes n'est faite pour transmettre un message personnel après la mort. Un brouillon Gmail ne sera jamais envoyé ; une note dans un téléphone verrouillé ne sera jamais lue. Pour cela, il faut un espace conçu pour : des contenus préparés à l'avance, un destinataire désigné pour chacun, et une remise déclenchée par un humain après vérification du décès.

C'est ce que fait DUNELIA, et rien de plus : un espace privé où écrire, enregistrer et déposer des photos pour des personnes précises, remis après vérification, jamais automatiquement.

En résumé, pour les proches

  1. Rassembler l'acte de décès en plusieurs exemplaires.
  2. Lister les comptes connus, en partant des emails et des relevés bancaires.
  3. Demander la clôture ou la commémoration, service par service.
  4. Résilier les abonnements.
  5. Vérifier si la personne avait laissé des directives ou des messages quelque part.